Je suis parti marcher six jours dans la montagne, avec vue sur le Mont Blanc.
J’y ai lu « La neige en deuil » de Henri Troyat. Mon imaginaire faisant le reste, je m’imaginais seul dans l’immensité.
En réalité, ils sont des milliers à être passé par les mêmes lieux cet été. Mais bon sang quels lieux !
Des montagnes escarpées à vous couper le souffle autant que la beauté des paysages, des descentagnes vertigineuses à se demander comment on arrivera entier tout là-bas si bas.
ET PAS UN SEUL DÉCHET.
Dans ces lieux magnifiques, sans aucune poubelle, même aux refuges, personne n’a songé à abandonner le moindre papier, le moindre plastique, le moindre mégot.
Ces marcheurs ne sont pas différents de nous. Alors pourquoi là et pas ici ce respect, cette propreté totale ?
Je n’ai aucune idée de la réponse, tandis que je marche sans mon sac de douze kilos sur le dos mais avec le sac poubelle estampillé AP à la main.
Jeudi 27 mars, 213e jour.
Après ce beau temps partagé dimanche dernier avec 60 spectateurs autour des rêveries du balayeur, me revoilà méditant dans les rues de la cité. Des mégots à...